Patrimoine

JOUÉ A L' ÂGE DU BRONZE ET DU FER

Le nom de Joué dérive du nom commun: gaudium qui veut dire la joie, donc un lieu plaisant, où il fait bon vivre.
Nos ancêtres lointains le savaient bien, car notre commune était déjà peuplée à  l’âge du Bronze à partir de 2200 av. J. C. puis vers 800 av. J. C. avec l’âge du fer, notamment avec l'exploitation de l'étain sur la mine d’ Abbaretz , qui sert à la fabrication du bronze, et qui remonte à la protohistoire. Elle est attestée jusqu'au IIIe siècle après J.-C. Les études des vues aériennes et satellitaires de notre territoire montrent un nombre particulièrement élevé de traces d’habitats pendant ces périodes. C’est une bonne quinzaine de sites qui jalonnent nos vallons et nos hauteurs.
On observe sur les photos aériennes des enclos de forme circulaire de 20 à 50 m de diamètre, dont la morphologie pourrait indiquer qu’il s’agit d’habitat groupé ou d’enclos funéraires. D’autres de forme ovoïde ou rectangulaire affichent des cotes plutôt conséquentes, des largeurs de  60 m et des longueurs de 110 à 150 m ; ces espaces entourés de fossés n’ont pas encore livré la nature de leur destination.
Récemment une étude de vue satellitaire nous a fait découvrir un complexe assez étonnant :  des structures  circulaires imbriquées  et un grand enclos à double fossé, peut être la tombe d’une personnalité locale ? Ce système d’enclos d’époque indéterminée, évoque clairement une nécropole. Proche du bourg actuel un site a été identifié comme une ferme ‟ indigène ” de l’âge du fer,  mais plutôt s’agit-il  de l’habitat d’une collectivité ? En effet, à une surface circulaire d’un hectare et demi entourée de systèmes fossoyés complexes s’ajoute de nombreux autre enclos quadrangulaires. La surface globale de l’implantation des différents vestiges est d’environ cinq hectares. Près du vieux bourg de Joué, un autre site présente une surface de deux hectares et demi. Peut-être que l’origine de notre petite cité se trouve en ce lieu peuplé de quelques familles gauloise, venues s’installer sur les bords de l’Erdre, il y a plusieurs milliers d’années ?  (Texte écrit avec la participation de Philippe Taurisson, historien local)

 

LA VOIE ROMAINE A JOUÉ

A partir de la conquête de la Gaule, notre territoire conserve des  traces  de la période allant du 1er siècle av JC au Vème siècle appelée l’époque gallo-romaine. Même s’il existait déjà des chemins au temps des gaulois, les légions romaines étaient constituées de guerriers, mais qui étaient surtout des bâtisseurs. Avec le  dolabre (ou doloire), qui  est sans doute l'outil le plus célèbre du légionnaire romain : hache d’un côté et pioche de l’autre, il sert à l'édification des retranchements, des ponts et surtout des voies romaines.
Construites avec les matériaux trouvés sur place, la principale qualité de ces voies est leur drainage : en alternant des couches de sable, terre  et de gravier, elles forment des chaussées bombées, bordées de fossés, parfois mais pas toujours, un dallage est ajouté en surface. Ces constructions permettent bien sûr le passage des troupes pour créer la « pax romana » , mais au-delà de la pacification, ces voies permettent d’acheminer le courrier et surtout les marchandises (agricoles, métaux…) destinées à enrichir l’Empire.
Une voie importante traverse le territoire de Joué, aujourd’hui on dirait une autoroute, elle part d’Angers vers Blain et se poursuit ensuite vers Vannes.
Un archéologue du 19ème siècle, Louis Bizeul,  raconte : « Lors de ma visite à l’abbaye de Melleraye, le Père abbé me conduisit à l’étang du Pas Chevreuil en cours d’assèchement. Je vis un énorme sillon de rocaille dans toute la largeur de l’étang. Cette portion de la voie romaine était élevée de 2 m sur le fond du ruisseau . Elle a été submergée pendant des siècles par les eaux de l’étang. » La voie est encore visible pour un regard averti, dans la forêt, près de la Haye Porcher. Elle passerait ensuite à la Bolinière puis au village de Vioreau. Ensuite on la retrouve au nord de Notre Dame des Langueurs. Lors de l’inventaire archéologique de la commune réalisé par Patrick Bellanger, en 1997,  Jean Brosseau de la Haie de Thély déclarait : « Lors du remembrement, j’ai trouvé de nombreux moellons. » Cette voie aurait perdurée jusqu’au Moyen Age puisqu’elle portait l’ancien nom  de « la route de la duchesse de Rohan ».La toponymie des parcelles le long de la voie livre également des indications : « les roches plates, le tas de roches, la chaussée… ».Enfin la route passe au nord de la forêt de Saffré, puis près du village d’Augrain, via Blain.

 

LE MOULIN DE BEL AIR

Ses origines remontent au  XVIIè-XVIIIè siècle. En premier il était de la mi-hauteur de celle que nous voyons aujourd'hui. On peut observer, à l'extérieur, la différence des pierres ; à l'intérieur, l'escalier d'ardoises originel, l'escalier de bois supérieur et la différence d'épaisseur du mur. Au fil des années, il s’agrandit avec la minoterie, la salle des machines et le magasin. C’est en 1850 que la tour de trois étages fut construite. Une grande perche, la queue du moulin permettait de faire pivoter le toit autour du rail de bois posé sur le mur du troisième étage. On la fixait à l’aide des anneaux répartis sur le périmètre de la tour pour maintenir les ailes dans l’orientation du vent. Pour s’affranchir de l’irrégularité de l’énergie éolienne, une machine à vapeur assure la relève en 1910. Le développement de la production et l’évolution des techniques conduisent à la construction de la minoterie en 1922. En 1935 on construit le magasin pour stocker le grain et la farine. Les pierres utilisées proviennent de la carrière voisine. En 1923, un moteur diesel remplace la machine à vapeur. Les ailes qui n’étaient plus utilisées sont détruites par un orage en 1927. Un moteur électrique est substitué au moteur à mazout en 1943. En 1966, toute l’exploitation est abandonnée. Paul Guihard entreprend en 1972 la restauration ; le Moulin de Bel Air retrouve ses ailes en 1990. Le moulin devient « Gîte de France » en 1978, puis depuis 2002, il est  transformé en « Chambres d’Hôtes ».
Le Moulin de Bel Air était réputé pour la qualité de sa farine de blé noir, base de la fabrication des galettes bretonnes.

 

LE MOULIN DE BELLEVUE

Nous avons évoqué le moulin de Bel Air bien restauré, aménagé en chambre d’hôtes. Un autre moulin mérite le détour : en partant du bourg de Joué par la D24 direction Notre Dame des Langueurs, vous arriverez au village  « Les moulins de Bellevue ». A la sortie du village,  à droite près du chemin de remembrement, caché par les arbres, vous découvrirez un des trois moulins encore intact, hormis sa toiture. Le mécanisme existe encore à l’intérieur et le propriétaire actuel précise : «  Le dernier meunier M. Batard a du démonter les ailes dans les années 1950 afin de ne plus payer l’impôt sur les moulins ». Les trois moulins appartenaient  à la famille Moison. Dans les années 1930, ils fournissaient la farine de blé noir aux habitants du secteur. A proximité existe encore la base d’un second moulin partiellement arasé.
Autre moulin à vent disparu :
Au conseil municipal du 14 novembre 1875, il est question du moulin de Mouzinière, et de son meunier Julien Lefeuvre. Ce moulin,  maintenant disparu appartenait au château de la Chauvelière. Les pierres du moulin auraient servies à la construction de maisons à la Gicquelière.

 

LES MOULINS A EAU

En dehors des quelques moulins à vent évoqués dans les flashs précédents, la commune a possédé plusieurs moulins à eau. Le premier se situait dans le bourg au bord de l’Erdre, il était sans doute le plus ancien et sa construction plusieurs fois remaniée remonte au début du moyen âge, voire  avant . Un grand bâtiment , rue du lavoir, actuellement destiné au logement collectif,  était encore au XIX ème siècle la « minoterie hydraulique » avant de devenir à partir de 1911 jusqu’en 1986, l’immeuble de la mairie. A proximité, un moulin à papier a également fonctionné, son existence est attesté par un document de 1307. Ces deux moulins, comme celui disparu au petit Vioreau, faisaient partie des biens du château de Vioreau . Pour ce dernier, Le moulin  se situait sur la chaussée qui sépare actuellement le petit et le grand  Vioreau. A la construction du barrage et la création du lac, il a été démoli  en 1838 et ses pierres ont servi à renforcer la digue. Un autre moulin, celui du château de la Chauvelière est  toujours bien visible (carte de 1920 ci-dessous). Il fut exploité par Jean Visset à partir de 1913 puis par son fils Albert de 1949 à 1974. Il possède encore un très joli pont qui traverse l’Erdre. Ce passage fut autrefois la route royale. Un autre moulin a existé sur le ruisseau du pas Chevreuil, à proximité de l’étang qui fut asséché au XIX ème siècle par les moines de l’abbaye de Meilleraie. Enfin, signalons près du Jarrier, le lieu-dit « les moulins » sur les bords de l’Erdre, où pour l’instant, nous n’avons pas d’information.
Texte écrit avec la collaboration de Marie France Marchand, Philippe Taurisson, Stanislas Hardy, Marie et Lionel Visset.

 

Monument aux morts

Historique

Les Guerres

 

La guerre 14-18

 

            “Plus de 450 hommes de la paroisse furent mobilisés au soir du 3 août 1914. Lorsque le tocsin annonça la mobilisation, ce fut une consternation générale qui fut vite dissipée, tous ayant au cœur l’espoir d’une courte guerre et d’une victoire facile. Avant 7 heures, les hommes et les jeunes gens affluèrent à l’église et ensuite au presbytère pour se confesser, recevoir une médaille du Sacré-cœur, pour communier le lendemain matin. A minuit, le va-et-vient durait encore.

            L’organisation pour garder jour et nuit les routes, arrêter quiconque n’avait pas ses papiers en règle fut promptement faite. Pendant près de six mois cette garde fut montée par tous les hommes valides restés au pays. La préfecture, à cette époque, fit cesser cette garde, pourquoi?

            Les nouvelles qui arrivèrent bientôt du front consternèrent la population. Ce fut un dur labeur de remonter le moral de tout le monde. Puis vint l’annonce des premières victimes.  C’est le curé qui fut chargé d’aller annoncer à toutes les familles les tristes nouvelles. Je ne puis m’empêcher de mentionner ici la foi vive, la résignation complète à la volonté de Dieu que je trouvais dans toutes les familles éprouvées.

            Grâce à la générosité de M. le marquis de Goyon, maire, une ambulance fut installée dans les bâtiments du patronage (devenus salle polyvalente). Elle fut filiale de celle d’Ancenis. 221 soldats vinrent en convalescence. La population a fourni souvent: beurre, oeufs, légumes, fruits, mais tous les frais furent payés par le marquis qui avait refusé l’indemnité accordée par le gouvernement pour chaque soldat. Mme la comtesse Le Gualès de Mézaubran, par ses soins assidus, a contribué à adoucir les maux de ces pauvres malheureux. Elle fut secondée par aimée Rouaud, cuisinière, la mère Dabouis préposée à la lingerie, Augustine Bouilly, Marie Nouais et Marie Melusseau du bourg. M. le Curé (Lesage) était administrateur.

            Les réfugiés belges qui vinrent à Joué furent bien accueillis par la population et rien ne leur a manqué.

            Pendant toute la guerre, mes deux vicaires étant partis au front, je suis resté seul pour assurer le service de la paroisse. Nous devons toutefois remercier le R.P. Eugène de l’abbaye de Meilleraye d’avoir bien voulu envoyer chaque dimanche le P. Bernard pour chanter la grand-messe. Je suivais chaque dimanche afin d’assurer les 3 messes et prêchais à chacune”.  (Le curé Lesage)

            Fermeture de l’Hôpital bénévole au N° 146 bis à Joué-sur-Erdre. En avril 1917, le curé Lesage écrit dans l’Echo Paroissial : “Monsieur Godard, sous-secrétaire d’Etat au ministère de la Guerre, vient de nous adresser en tant qu’administrateur de l’ambulance, l’autorisation de fermer l’hôpital ouvert dès le début de la mobilisation...Cette ambulance que les habitants de la paroisse avaient installée, a rendu service à plus de 150 convalescents...Ceux qui ont fourni la literie, le lait, les légumes, l’argent, leur temps, soient remerciés. Ils ont fait leur devoir de Français, Dieu les en récompensera. Mardi prochain, 10 avril, à 2 h. (heure légale) nous remettrons à chacun les lits et les objets de literie prêtés”. (L’Echo Paroissial du 8 avril 1917)

            Le 17 novembre 1918, au conseil municipal, après avoir entendu “l’Hommage aux morts pour la Patrie”, il est voté le principe de l’édification d’une plaque commémorative dans la mairie.

 

Les victimes 14-18

 

            Voici la liste des victimes de la paroisse tombées au champ d’honneur :

1914

_ Louis Lemasson, bourg, 23 août _ Ferdinand Rupeau, Goudrie, 28 août _ Jean Baptiste Marchand, le Bois, 30 août _ Lieutenant Devallet, bourg, 9 septembre, _ Jean Pelé, Cormeraie, 12 septembre _ Louis Jaunasse, le Gatz, 1er octobre _ Benjamin Gicquiaud, la Gicquelière, 2 octobre _ Etienne Chardron, la Bolinière, 20 octobre _ René Belleil, Allon, 26 octobre _ Alexandre Paillusson, l’Ordonnière,  9 décembre _ Jean Morel, le Mortrais, 9 décembre _ Paul Bréger, le Pâtis, 9 décembre _ Alexandre Forget, la Tisonnière, 18 décembre _ Jean Héas, la Braudière, 21 décembre _ Jean Baptiste Renaud, la Tisonnière, 31 décembre.

1915

_ Louis Glémin, le Vieil-Essart, 24 février _ François Coué, le Bois, 26 février _ Paul Cormerais, la Cormeraie, 28 février _ Jean-Marie Médard, Haute-Folie, 28 février _ Marcel Leray, bourg, 5 mars _ Alexandre Dubois, le Plessis, 9 mars _ Pierre Harrouët, le Bas Ray, 2 avril _ Léger Branchereau, L’Ile, 12 avril _ Alexandre Marchand, Douve, 3 mai _ Jean Galpin, Bas Ray, 6 juin _ Louis Bouleau, Lucinière, 7 juin _ Jean Duhoux, Orgeraie, 7 juin _ Jean Marie Leray, Rouëlle, 10 juin _ Louis Bréhier, le Jarrier, 10 juin _ Pierre Papion, la Jaltière, 14 juin _ Jean Dubois, la Gicquelière, 25 septembre _  François Visset, la Braudière, 25 septembre _ François Jambu, le Bois, 25 septembre _ Pierre Roux, la Mulonnière, 24 novembre.

1916

_ Alexandre Bréhier, St Joseph, 13 février _ François Martin, Tisonnière, 13 février _ Jean-Marie Meignen, la Boustière, 26 avril _ Théodore Bouré, Bry, 2 juillet _ René Delaunay, Douve, 10 juillet _ Arsène Pitré, Haut Bois, 23 juillet _ Abbé Benjamin Mary, vicaire, 4 août _ Louis Leray, Bry,  22 août _ Pierre Bréhier, le Jarrier, 23 octobre _ Jean-Baptiste Cébile, la Freulière, 2 novembre _ Jean-Baptiste Belleil, la Mulonnière, 21 décembre.

1917

_ Jean-Marie Branchereau, St Joseph, 23 mars _ François Beaufils, bourg, 26 mai _ Louis Monnier, Bois-Touchas, 10 octobre _ Alexandre Bâtard, Haute Folie, 19 octobre _ Marcel Pitré, Haut-Bois, 27 octobre _ Georges Troël, Lucinière, 20 novembre _ Julien Branchereau, St Joseph, 26 décembre.

1918

_ Alexandre Paitier, la Haye-Porcher, 5 avril _ Marcel Duhoux, Orgeraie, 6 avril _ Jean-Baptiste Lambert, la Cormeraie, 28 mai _ Etienne Beaufils, la Sauvagère, 25 août _ Pierre Branchereau, L’Ile, 25 septembre _ Jean-Marie Braud, Rouille, 26 septembre _ Pierre Hamon, bourg, 9 octobre _ Julien Aubin, les Auberdières, 31octobre.

Total : 61 noms sur le registre de la paroisse de Joué.

 

Le dernier poilu de Joué/E 

 

            Né le 15 avril 1898, Gustave Bertrand fut incorporé le jour de ses19 ans à Fontenay-le-Comte au 150è Régiment d’Infanterie. Pendant un an, il apprendra comme tous soldats, à combattre. C’est le 30 mars 1918 qu’il arrive avec 800 compagnons sur St Dizier en renfort. Il fait alors partie du 26è Régiment d’Infanterie, 1ère Compagnie, 1er Bataillon. Son aspirant et grand camarade est Delimarès de la Chapelle-sur-Erdre qui sera sous-lieutenant le 11 novembre 1918 et deviendra plus tard Général des Armées.

                        Témoignage recueilli et relaté dans “L’Eclaireur” du 9 novembre 1984

 

            C’est le dimanche 12 novembre 1995 que dans l’intimité familiale, M. de Pontbriand accompagné du Sous-Préfet, Mme Le Gualès, maire et Michel Cruaud président de l’association des anciens combattants, remit la médaille de la Légion d’Honneur à M. Gustave Bertrand.

            Dans ses souvenirs il raconte sa “p’tite blessure”, l’armistice au matin du 11 novembre,  et son retour à la maison, le lundi de la Pentecôte 1920.

            Il est décédé à la fin de février 1997.

                        Sources et références : L’Eclaireur de novembre 1995 et février 1997

 

La guerre 39-45 

 

            Le 8 septembre 1943, pèlerinage à la Vierge de la Freulière (statuette au pignon de l’écurie au bord de la route). 300 pèlerins environ, à pied, à bicyclette, en voiture, sur le terre plein proche de la maison, les habitants de la Freulière et de la Braudière avait dressé et fleuri un autel...

            Au retour du pèlerinage, nous apprenons que l’Italie vient de signer l’armistice séparé (coïncidence, grâce?).

            Le 1er et 2 juillet 1944 : passage de Notre Dame de Boulogne à la Meilleraye de Bretagne. Les paroissiens jovéens s’y rendent le samedi soir à l’église paroissiale et le dimanche à l’Abbaye (présence de 500 jovéens au moins).

            Le 8 mai 1945 : Armistice. A 14 h, Te Deum suivi d’une procession au monument aux morts.

            Les prisonniers de Guerre qui ont vécu le 8 mai 1945 à Joué :

_ Jean Bidet de Notre Dame des Langueurs rapatrié le 6 mai 1945

_ Félix David de Notre Dame des Langueurs rapatrié le 1er juillet 1941

_ Louis Duhoux du Sacré-Cœur rapatrié le 1er avril 1941

_ Etienne Forget de la Gicquelière rapatrié le 16 janvier 1943

_ Roger Jolivot instituteur public rapatrié le 8 juin 1942

_ Etienne Leray de la Chauvelière (retraite au Mézay en Trans/Erdre) rapatrié le 27 avril 1945

_ Louis Monnier du Plessis (retraite au Bézier) rapatrié le 3 novembre 1940

_ Louis Niel du Vieil-Essart rapatrié le 3 avril 1943

_ Jean Rialland de la Sauzaie rapatrié le 30 avril 1945

_ Francis Martin, la Mulonnière (retraite route des Touches) rapatrié le 31 mars 1943

 

            Lors de la Commémoration de l’Armistice en 1985, plusieurs anciens combattants se remémoraient ces évènements.

            L’un se rappelait avoir vu 2 chars venant de Nort-sur-Erdre en pleine nuit avec des silhouettes américaines, un autre se souvenait avoir consommé 130 F de boisson au café Bouilli, l’après-midi (une bouteille au lieu d’une chopine) avec un copain…

            L’ensemble des jovéens se rappelait mieux la « Libération », le 5 et 6 août 1944 au lendemain de l’enterrement des frères Templé à la Meilleraye de Bretagne : la 1ère voiture américaine passant à Joué était une ambulance.

                        Sources et références: Archives paroissiales et souvenirs de jovéens.